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	<title>Corporate oxia blog</title>
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	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
	<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 08:25:23 +0000</pubDate>
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		<title>1,2 et 3 ou La valse des « Bâles »</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 14:37:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hajer</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Les accords de Bâle sont l’émanation d’un groupement de gouverneurs de banques centrales des pays du G10  appelé Comité de Bâle (crée en 1974 ) et ayant pour objectif d’assurer la stabilité du secteur bancaire international.
Pour ce faire, le comité de Bâle propose des recommandations qui n’ont pas force de loi (même dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les accords de Bâle sont l’émanation d’un groupement de gouverneurs de banques centrales des pays du G10  appelé Comité de Bâle (crée en 1974 ) et ayant pour objectif d’assurer la stabilité du secteur bancaire international.<br />
Pour ce faire, le comité de Bâle propose des recommandations qui n’ont pas force de loi (même dans les pays membre du G10) mais des propositions à caractère prudentiel permettant, si appliquées, de limiter le risque de faillite au niveau du secteur bancaire.</p>
<p><span id="more-94"></span></p>
<p>Ces propositions sont reprises par les banques centrales locales pour adoption dans leur marché bancaire local selon un planning de mise en œuvre variable tenant compte des spécificités du pays, de son impact sur le financement de l’économie et des capacités d’adaptation des opérateurs bancaires.<br />
Les premiers accords de Bâle (1988) ont appréhendé le risque de faillite des Banques par le biais du risque crédit qui était la principale activité du secteur bancaire à cette époque. Tout le monde se souvient du ratio Cooke (Président à cette date du Comité de Bâle)  fixant le minimum des fonds propres à 8% de l’exposition au risque crédit (tous crédits confondus).<br />
Dès 1991, La Banque Centrale de Tunisie a adopté les recommandations baloises (voir la circulaire N° 91-24 DU 17 DECEMBRE 1991) cependant l’exigibilité de leur application par les banques tunisiennes a été différée à 1994 voire plus tard pour la majorité des banques publiques.<br />
Mais dès le début des années 90, l’émergence des produits dérivés et la multiplicité des acteurs agissant dans la chaîne opérationnelle de ces produits ont mis à nu les insuffisances des accords de Bâle 1, à savoir les risques liés aux engagements hors bilan, les risques liés au marché (risque de taux, risque de change) et les risques opérationnels. L’appel à l’épargne des banques sur le marché financier a également mis en évidence l’absence de transparence des opérateurs et l’obligation de communication.<br />
Ainsi, le Comité de Bâle sous la présidence de McDonough (2003) a apporté d’autres recommandations abouties en 2004 et bâties sur 3 piliers:<br />
Pilier 1 : Des fonds propres minimum respectant le ratio de solvabilité dit Mc Donough,<br />
Pilier 2 : Surveillance permanente de la disponibilité des fonds propres minimum,<br />
Pilier 3 : la transparence dans la communication au marché financier.<br />
Ces recommandations ont rapidement été adoptées par les pays de l’OCDE (dès 2005), mises en œuvre dans la communauté européenne dès 1er janvier 2007 mais retardées à 2009 pour les Banques des Etats Unis d’Amérique.<br />
D’ailleurs c’est de ce pays en 2007 que la dernière crise des Subprimes s’est enclenchée, entrainant dans son sillage un nombre important de faillites de banque aux Etats Unis d’Amérique (25 en 2008, 140 en 2009 et 157 en 2010) et impactant d’une manière systémique le reste du secteur bancaire mondial.<br />
Cette nouvelle crise a mis en évidence la non adaptation des accords de Bâle 2 quant au contrôle de l’appétit des banques en terme de prise de risque et la capacité des fonds propres de ces banques à suivre l’envolée de ces risques surtout pour les produits du marché financier (envolée essentiellement au niveau des engagements pris en hors bilan due aux produits dérivés à forte volatilité).<br />
Vu l’étendue internationale de cette crise, c’est maintenant sous l’impulsion du G20  (et plus du G10) que le Comité de Bâle a entrepris une revue de ses recommandations en vue de la publication d’une version 3 plus efficace.<br />
Appelée Bâle 3, ces recommandations sont venues exiger l’augmentation de la capacité des banques à résister aux crises financières systémiques à travers :<br />
- l&#8217;amélioration de la stabilité des fonds propres,<br />
- la limitation de l’effet de levier,<br />
- la mise en place d’une réserve minimale de liquidités à court terme,<br />
- et la revue de certains risques de contrepartie.<br />
Cette revue applicable dès 2015 et exigible dès 2019, est vue comme un durcissement voire une limitation pour les banquiers dans leurs activités et surtout un manque à gagner pour les actionnaires dans la rémunération de leurs capitaux.<br />
En effet, Bâle 3 appelle au renforcement des fonds propres dans le « Tier 1 » (appelé « Tier » de meilleure qualité) constitué de capitaux en actions et de bénéfices non distribués. Ce renforcement exige le passage du « Tier 1 » de 2% à 4,5% du total du bilan d’ici 2019.<br />
De plus, ce renforcement doit s’accompagner de la mise en place d’un matelas supplémentaire (dit matelas de sécurité constitué exclusivement d’actions) de 2,5% du total du bilan amenant « Tier 1 » à 7%.<br />
Ce triplement du « Tier 1 » passera pour la plupart des Banques par un appel aux actionnaires pour une augmentation massive de capital au risque de réduire fortement la rentabilité par action (ROE) et de faire fuir les actionnaires historiques en faveur de nouveaux entrants (la DeutshBank a besoin de 10 Milliards d’Euros pour respecter ce critère qu’elle pourrait aller chercher en dehors de l’Europe). D’autres Banques opteraient probablement pour la diminution des activités d’engagements risquées  et le recentrage sur les activités à faible exigence en capitaux propres (d’où le risque de resserrement du crédit pour l’économie).<br />
Bâle 3 a aussi appelé à la limitation de « l’effet de levier » en mettant en place un nouveau ratio au niveau du Pilier 1 permettant de calculer les exigences de fonds propres et ainsi prévenir les leviers excessifs menant à des resserrements du crédit dans des situations de crise. Désormais, une banque ne peut plus se positionner pour un montant supérieur à 33 fois ses fonds propres. Ce ratio sera testé à partir de 2013 avant son éventuelle adoption.</p>
<p>Bâle 3 pousse aussi les banques à mettre en place une vraie politique de liquidité à travers d’une part, un ratio de liquidité à court terme (1 mois) permettant à la banque de se prémunir d’un risque de crise de resserrement des liquidité pendant 30 jours et d’autre part, d’un ratio de liquidité à un an exigeant de la banque de détenir un quota d&#8217;actifs sans risques, faciles à mobiliser en cas de besoin. Une première partie de ces mesures sera mise en œuvre en janvier 2015, l&#8217;autre en janvier 2018.<br />
Enfin, les accords de Bâle dans leur troisième version, renforce les exigences prudentielles concernant le risque de contrepartie au niveau des transactions financières en exigeant le passage systématique par des chambres de compensation pour assurer le dénouement des opérations. Ceci impacterait bon nombre d&#8217;opérations, passées sur des marchés de gré à gré ou sur des plates-formes alternatives de trading et qui échappent aux chambres de compensation.<br />
En synthèse, le comité de Bâle essaye de prévenir les risques de crise entrainant la faillite du système bancaire international mais force est de dire qu’il peine à atteindre ses objectifs.<br />
Bâle 1 puis Bâle 2 et voilà Bâle 3, c’est une valse de recommandations qui ressemble plus à une course sans fin. Une course entre l’innovation d’un secteur financier en recherche de produits sans cesse plus risqués et plus rentables et un organe de régulation cherchant, après coup, à juguler les risques que ces produits font courir à l&#8217;économie réelle.</p>
<p>Le G10 est un groupe de 11 pays : États-Unis, Japon, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Canada, Suisse, Belgique, Pays-Bas, Suède.</p>
<p>1974 fut marqué par la faillite de la banque ouest-allemande Herstatt qui a ébranlé le marché des changes – paralysant jusqu&#8217;au système des paiements interbancaires de New York – et a failli entraîner la chute de plusieurs autres établissements.</p>
<p>Le G20 est constitué de 19 pays et de la communauté Européenne : Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Union Européenne, France, Allemagne, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Russie, Arabie Saoudite, Afrique du Sud, Corée du Sud, Turquie, Grande Bretagne, Etats Unis d’Amérique.</p>
<p><strong>Samir Zghal</strong></p>
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		<title>La vie d&#8217;une transaction financière</title>
		<link>http://www.oxia-group.com/blog_corporate/?p=93</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 10:10:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hajer</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Le marché des capitaux est le lieu où les personnes physiques ou morales achètent et vendent des produits financiers comme les titres, les obligations, les matières premières, les devises, etc. L’objectif de notre practice « Finance » est d’accompagner les banques et les gestionnaires de fonds, qui sont les principaux acteurs de ce marché, à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le marché des capitaux est le lieu où les personnes physiques ou morales achètent et vendent des produits financiers comme les titres, les obligations, les matières premières, les devises, etc. L’objectif de notre practice « Finance » est d’accompagner les banques et les gestionnaires de fonds, qui sont les principaux acteurs de ce marché, à s’organiser selon les meilleures pratiques et à mettre en place les progiciels et systèmes d’information appropriés à leurs besoins. Comprendre le cycle de vie des transactions financières est donc naturellement le premier pas à faire pour s’initier à cet environnement.</p>
<p><span id="more-93"></span></p>
<p>Le cycle de vie d’une transaction financière reste, à quelques différences près, le même quelque soit le produit financier sous-jacent, il se compose des principales étapes suivantes :</p>
<p><b>Le Front Office</b><br />
Le front Office est le département de génération des revenus. Il constitue le stade d’initiation de la transaction et comporte les processus suivent :<br />
- Exécution : correspond à l’accord entre les 2 contreparties pour l’exécution de la transaction. Ceci se fait à travers le téléphone, l’email ou un système électronique.<br />
- Capture : quand une transaction est exécutée, un enregistrement est effectué</p>
<p><b>Le Middle Office</b><br />
Le Middle Office assure l’enregistrement, la validation et la confirmation des transactions.</p>
<p><b>Le Back Office</b><br />
Le Back Office assure l’échange réel des actifs et des paiements. Il comprend les processus suivent :<br />
- Le règlement : c’est le processus par lequel les contreparties d’une transaction honorent leurs engagements<br />
- La comptabilisation : ce processus assure le maintient d’une comptabilité juste et conforme aux normes comptables standards</p>
<p><b>Autres processus durant le cycle de vie d’une transaction:</b><br />
- La gestion des risques : ceci consiste à mesurer le risque et développer les stratégies pour sa gestion .Il couvre:<br />
    - Le risque de marché : c’est l’exposition à la volatilité des prix<br />
    - Le risque de contre partie : c’est le risque d’insolvabilité de la contre partie<br />
- La gestion des événements : plusieurs événements peuvent arriver durant le cycle de vie d’une transaction comme le payement de dividendes, le paiement des coupons, le changement de la contre partie, etc.<br />
- Les rapports : même s’il n’y a pas de changement au niveau de la transaction, il faut assurer son suivi et l’inclure dans le reporting officiel à chaque jour de son existence.</p>
<p><b>Ihyeeddine El Feki</b></p>
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		<title>Le déséquilibre dans la structure du Nearshoring tunisien recèle de grandes opportunités</title>
		<link>http://www.oxia-group.com/blog_corporate/?p=92</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 09:56:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hajer</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[La Tunisie a été pionnière  dans les métiers des services Nearshoring à destination de l’Europe ; avec les premières entreprises installées dès le début des années 90. Aujourd’hui le secteur,  toutes activités confondues,  emploie 27 000 personnes.

En analysant ce dernier chiffre on constate plusieurs points :
1) La dominance du secteur des centres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Tunisie a été pionnière  dans les métiers des services Nearshoring à destination de l’Europe ; avec les premières entreprises installées dès le début des années 90. Aujourd’hui le secteur,  toutes activités confondues,  emploie 27 000 personnes.<br />
<span id="more-92"></span></p>
<p>En analysant ce dernier chiffre on constate plusieurs points :<br />
1) La dominance du secteur des centres d’appels avec environ 80% des emplois.<br />
2) Une quasi absence des activités de BPO (outsourcing de traitement des données – travaux de backup office bancaires, assurance, analyse/traitement de données, etc. ) avec uniquement 2% des emplois alors que les diplômés disponibles et à venir mobilisables pour ces activités se compte en plusieurs dizaines de milliers de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur.<br />
3) Les activités de Recherche &amp; Développement pour la conception/réalisation de nouveaux produits (électronique, mécatronique, informatique embarquée, ingénierie mécanique, etc.) représente 4%  des emplois du secteur.<br />
4) Le secteur de sous-traitance de développement/maintenance/test de logiciels et l’exploitation des applications et systèmes informatiques représente 13% des emplois.<br />
5) La quasi-totalité des emplois sont centrés sur la seule région de Tunis.Le secteur du Nearshoring est porté par des internationaux -  Téléperformance, Alcatel Lucent, St Microélectroniques, Sagem Communications, HR Access, Sungard, HP, etc .  et un foisonnement d’acteurs tunisiens de l’ordre de 750 entreprises dont quelques success stories.</p>
<p>En revanche le déséquilibre entre les différentes activités de l’offshore tunisien est une anomalie en comparaison avec ce qui se pratique dans d’autres pays similaires à la Tunisie et vu les  disponibilités en jeunes diplômés sur le marché de travail (diplômés chômeurs et de futurs diplômés).<br />
Ceci veut dire qu’il existe un réel potentiel de développement dans des métiers à fort besoins en diplômés de gestion (comme les travaux de back-office – en Tunisie il ya 35 000 diplômés en comptabilité en recherche d’emploi) ou de métiers à coloration technique (comme l’infogérance, tests logiciels).<br />
Ce déséquilibre entre les différentes branches du Nearshoring s’explique essentiellement par une absence pendant les années 2000 d’une vision et d’une stratégie nationale dans ce secteur.</p>
<p>La Tunisie a bien lancé une étude stratégique en 2010 avec un  cabinet mondial de conseil en stratégie pour définir le plan national de la Tunisie dans le Nearshoring.Cette étude a posé le diagnostic et a défini le plan d’action avant que la révolution tunisienne ne vienne  bousculer la marche.<br />
Un autre déséquilibre important qui recèle d’immenses gisements de développement se trouve dans les régions qui souffrent d’un important déficit d’emplois qualifiés et d’un chômage endémique des diplômés de l’enseignement supérieur.<br />
En raison de son impact sur l’emploi et le développement régional– la priorité des priorités de la Tunisie en cette période cruciale de sa démocratisation - le Nearshoring doit être dans les toutes premières priorités des pouvoirs publics avec une implication plus forte de la profession et de la société civile.</p>
<p>La Tunisie saura-t-elle enfin développer et exécuter une  stratégie nationale cohérente et ambitieuse pour le secteur du Nearshoring ?Seul l’avenir nous le dira mais l’avenir ne tient qu’à nous, à notre ambition et à notre engagement.</p>
<p><b>Imed AYADI</b></p>
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		<item>
		<title>La Logistique vecteur de développement et d’insertion économique</title>
		<link>http://www.oxia-group.com/blog_corporate/?p=91</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 15:04:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hajer</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[La Logistique regroupe l’ensemble des activités nécessaires à l’optimisation de la circulation des flux, depuis la production des matières premières jusqu’à la réception du produit fini par le client final. Elle représente une part importante du PIB d’un pays et donne une bonne indication sur la performance opérationnelle du pays. Ainsi elle se positionne aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Logistique regroupe l’ensemble des activités nécessaires à l’optimisation de la circulation des flux, depuis la production des matières premières jusqu’à la réception du produit fini par le client final. Elle représente une part importante du PIB d’un pays et donne une bonne indication sur la performance opérationnelle du pays. Ainsi elle se positionne aux alentours de 10 à 11% du PIB aux Etats Unis, de 12 à 13% en Europe et de 15 à 20% dans les pays émergents. En Tunisie elle est estimée à 20% du PIB montrant un potentiel de gain de productivité de l’ordre de 5 à 10% de notre PIB.<br />
<span id="more-91"></span><br />
Le secteur de la logistique est également un gros pourvoyeur d’emplois avec des besoins très variés: des besoins opérationnels, des besoins d’encadrement et de gestion ainsi que des besoins plus techniques faisant appel à des compétences comme l’informatique, l’automatisation ou l’immobilier logistique. Dans les pays développés, l’emploi dans ce secteur représente de l’ordre 10 à 15 % de l’ensemble des emplois du pays.</p>
<p>A l’échelle de l’entreprise, la logistique constitue une fonction essentielle et vitale. Les choix logistiques (modèles logistiques, niveaux de service et de coûts) constituent des éléments clé de la stratégie et des paramètres fondamentaux et structurants de la compétitivité de l’entreprise. La dimension logistique est également essentielle dans la prise de décision quant à l’implantation d’activités industrielles et plus particulièrement de sites de production dans une région donnée ou un pays donné. A ce titre, l’efficacité logistique peut être un formidable facteur d’insertion et de développement régional. Une logistique performante permet de raccourcir les distances, de se rapprocher des marchés, d’accéder à un marché plus large et permet de facto de faciliter le développement d’activités économiques dans des zones retirées.</p>
<p>En Tunisie, le secteur de la logistique est un secteur en devenir et de nombreux chantiers doivent y être entrepris pour répondre aux attentes des industriels, des distributeurs et des professionnels du secteur. Parmi ces chantiers, le développement de l’infrastructure en est le principal et couvre les principaux thèmes suivants :<br />
- Les infrastructures portuaires et aéroportuaires : Il s’agit d’une part de répondre à l’augmentation des flux et d’anticiper le risque de saturation des infrastructures actuelles et d’autre part de profiter de l’opportunité de développement d’une nouvelle offre régionale en termes de services portuaires avec la création d’un port en profonde et le raccourcissement significatif des délais d’accès aux marchés internationaux.<br />
- Les infrastructures de transport terrestre (route et rail) : Il s’agit de continuer à développer le réseau routier actuel de façon à en augmenter la capacité et de façon à permettre un meilleur accès aux régions permettant là-aussi un raccourcissement des délais. C’est également le développement du réseau ferré et de nouvelles offres de transport combiné, à la fois plus économiques et plus respectueuses de l’environnement.<br />
- Les infrastructures d’entreposage : Le besoin total en infrastructures de stockage modernes en Tunisie est estimé à 5 000 000 m² (sec, éclatement, frais) ce qui pourrait générer l’équivalent de 25 000 emplois. Le développement de ces infrastructures devrait passer par l’aménagement de parcs d’activités logistiques à proximité des principaux centres industriels et économiques du pays.</p>
<p>En parallèle avec le développement de l’infrastructure, il est impératif de promouvoir l’industrie et la profession logistique en lançant des chantiers de développement de compétences et de structuration du secteur parmi lesquels:<br />
- Favoriser la consolidation et la structuration du secteur et faire émerger des acteurs logistiques locaux ayant les compétences et la taille critique nécessaire pour répondre aux besoins locaux et internationaux (coûts et services).<br />
- Renforcer la formation et développer les compétences nécessaires à ce secteur (métier, technique et culture de la performance).<br />
- Revoir le cadre réglementaire et incitatif afin de mieux encadrer les activités logistiques.</p>
<p>Enfin, le développement et la modernisation de ce secteur nécessite une coordination à l’échelle nationale des différents chantiers de façon à appréhender toutes les problématiques (infrastructure, transport, entreposage, réglementation, etc.) et les interconnexions entre celles-ci. Elle implique l’action concertée et coordonnée de plusieurs administrations (Equipement, Transport, Industrie, Finance, …) ainsi que de professionnels de divers horizons (industriels, distributeurs, logisticiens, transporteurs, …). Cette coordination pourrait se faire au sein d’un organisme indépendant qui regrouperait des représentants du secteur privé et de l’administration à l’instar de ce qui se passe dans certains pays qui ont fait de l’industrie logistique un facteur de différenciation et de compétitivité de leur économie. Le rôle de cet organe pourrait également s’étendre à la promotion du secteur et de l’image de la « Tunisie Logistique » à l’échelle internationale.</p>
<p>En conclusion, le secteur de la logistique devrait constituer une des priorités de la Tunisie pour les prochaines années en raison de son rôle de catalyseur dans le développement du tissu économique, dans le développement de l’industrie exportatrice, dans le développement régional et également en raison du potentiel significatif de création d’emplois directs et indirects qu’il peut offrir.</p>
<p><em><strong>Mehdi Tekaya</strong></em></p>
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		<title>Offshoring Tunisien Réalités et Potentiels</title>
		<link>http://www.oxia-group.com/blog_corporate/?p=90</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 08:23:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hajer</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Formations]]></category>

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		<description><![CDATA[Offshoring : de quoi s’agit-il ?
L’offshoring est l’export des services de la part des pays à faibles coûts surtout les salaires vers les pays où les coûts sont beaucoup plus importants ; on parle ici de l’Europe de l’Ouest et de l’Amérique du Nord.
En Tunisie l’offshoring est souvent confondu avec les activités de gestion de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Offshoring : de quoi s’agit-il ?</b><br />
L’offshoring est l’export des services de la part des pays à faibles coûts surtout les salaires vers les pays où les coûts sont beaucoup plus importants ; on parle ici de l’Europe de l’Ouest et de l’Amérique du Nord.<br />
En Tunisie l’offshoring est souvent confondu avec les activités de gestion de la relation clients (couramment connus sous le nom de centre d’appel ; en anglais  Voice  Process Outsourcing - BPO Voice).<br />
<span id="more-90"></span><br />
En réalité l’offshoring concerne 4 secteurs d’activités ITO, BPO-Voix, BPO-Data, R&amp;D/KM. Le secteur des centres d’appel représente plus que 80% du secteur en Tunisie. Un déséquilibre majeur si on compare la structure du secteur en Tunisie à la structure du marché international. En Inde ou au Maroc ce secteur ne représente que 40% à 50% du marché.</p>
<p>Le secteur de BPO-data concerne la sous-traitance des processus métiers relatifs aux données – Business Process Outsourcing (BPO) – Date. Ce secteur porte sur les travaux de back-office administratifs  comme la gestion des processus de ressources humaines, les processus comptables, les processus métiers pour l’assurance et la banque, l’analyse financière, Etc. Je cite comme exemples ODDO Services et ADP.  Ce secteur peut inclure un large spectre de valeur-ajoutée de faible à très forte. Bizarrement ce secteur est à ses débuts en Tunisie. Il n’a pas été développé en Tunisie alors que nous avons énormément de diplômés des écoles de gestion à la recherche d’emplois. Je sous signale que nous avons 29 000 diplômés comptables au chômage ; un gigantesque vivier pour un tel secteur.</p>
<p>L’autre secteur partiellement présent en tunisie avec quelques 5000 emplois est le secteur des activités d’ingénierie informatique (connue sous le nom IT Outsourcing - ITO. Le secteur de l’ITO porte sur deux sous secteurs ; le premier étant le développement/maintenance/test des logiciels ; et le second l’exploitation et l’administration des infrastructures informatiques. Des opérateurs nationaux et internationaux se sont développés dans ce secteur ; OXIA, HR Access, HP Services, Discovery, LineData, Business &amp; Decision, etc.</p>
<p>L’offshoring inclut aussi les activités de développement de nouveaux produits (connu sous le nom de recherche et développement –R&amp;D) et des activités sous-jacentes de gestion des bases de connaissances (Knowledge Management – K&amp;M).  La conception de tout ou partie d’un ordinateur de bord d’une voiture, d’un décodeur numérique, d’un capteur biométrique sont des exemples de projets de R&amp;D. La particularité de ce type d’activités réside dans  le fait qu’elles mettent en jeu plusieurs composants nécessitant une ingénierie multidisciplinaire comme l’électronique, micro-électronique, informatique embarquée, mécanique, etc.<br />
Ce secteur est partiellement présent en Tunisie avec des opérateurs nationaux et internationaux mais reste très loin des potentialités de la Tunisie. Exemples d’acteurs : telnet, Sagem Communications, ST, Alcatel, etc.</p>
<p><b>Où en sommes-nous (Quel regard portez-vous sur l’expérience tunisienne en matière d’offshoring, jusqu’à présent ? (les points forts, les faiblesses…)</b><br />
La Tunisie était pionnière dans l’offshoring avec comme premières expériences réussies démarrant au milieu des années 90. BFI/Vermeg, telnet, Alcatel-Lucent ont tous démarré à cette époque.</p>
<p>Des quatre secteurs cités à part le secteur des call-centre (BPO-Voix) qui a eu un début de stratégie nationale ;  les autres se sont développés de manière add’hoc grâce à des entrepreneurs tunisiens ou grâce à des tunisiens qui ont su attirer des opérateurs internationaux ; un développement sans aucune stratégie, ni vision, ni plan national.</p>
<p>Aujourd’hui le secteur est caractérisé par la dominance du secteur des centres d’appel, la présence de quelques opérateurs internationaux essentiellement nord américains et la fragmentation et la petite taille des opérateurs en place.</p>
<p>Uu milieu des années 2000, beaucoup d’organisations professionnelles (GET’IT, Infotica, et d’autres) ont cherché à pousser le gouvernement d’antan à bâtir une stratégie et un plan pour le développement de ce secteur fort générateur d’emplois qualifiés.<br />
Ces tentatives n’ont reçu aucun écho positif des structures de l’état. Résultat aujourd’hui la tunisie a perdu son avance et accuse un retard minimum de 5 années par rapport à nos concurrents directs.<br />
La Tunisie a raté une occasion en or pour développer un secteur fort gourmand en emplois qualifiés. Le gouvernement précédent n’a commencé à réfléchir à un tel plan stratégique qu’au début de 2010 sans que ce plan n’arrive au stade de l’exécution. C’était beaucoup trop tard.</p>
<p>Nous allons devoir maintenant doubler d’effort et d’investissements pour combler le retard et occuper la place que nous aurions du avoir sur l’échiquier international depuis longtemps.</p>
<p><b>Quelles perspectives pour demain? Après avoir fait sa révolution la Tunisie peut-elle rêver d’un nouveau départ en matière d’offshoring!</b><br />
Le manque à gagner de la Tunisie en raison des non-choix des gouvernements Ben Ali successifs en termes d’Offshoring est colossal. Actuellement le secteur n’emploi que 27 000 personnes ; trop peu !!<br />
Ceci dit je reste optimiste ; la Tunisie dispose de beaucoup de fondamentaux sains: vivier de ressources humaines et une jeunesse qui peut faire ses preuves, coûts salariaux, coût des infrastructures (à part les télécoms où un effort important reste à faire),  proximité avec l’Europe, tissu d’entrepreneurs actifs, etc.</p>
<p>Nous avons la possibilité de doubler et de tripler dans un horizon moyen/long terme le nombre d’emploi dans ce secteur. Je pense même que nous pourrions atteindre une taille 100 000 à 200 000 emplois d’ici les années 2020. Les grands opérateurs mondiaux ont des tailles colossales ; en plusieurs dizaines et plusieurs centaines de milliers d’emplois. A titre d’exemple l’indien Wipro, compte recruter cette année 65 000 nouvelles recrues; vous voyez les dimensions dont en parle ici.</p>
<p>D’abord il nous faut une vision et une stratégie avec un plan pluriannuel qui doivent être portés par les acteurs privés du secteur avec l’appui des structures de l’état : ministères, Fipa, Cepex, etc. La Tunisie doit faire une analyse très lucide et définir clairement ce qui est le produit «Offshore Tunisien » ; un produit qui doit être attractif et lisible et qui pousse la Tunisie vers les métiers à forte valeur ajoutée.</p>
<p>Ce plan exigera des investissements très importants (plusieurs centaines de millions de dinars probablement) pour mettre à niveau nos ressources humaines et rendre disponibles les infrastructures requises. Il faut savoir que seulement  10% à15% de nos diplômés sont « offshore-ready » ; remplissant les critères requis pour occuper un poste dans ce secteur. Pour les autres il faut admettre que ces diplômés doivent  revenir sur les bancs de l’école, pour une durée de 3 à12 mois selon les métiers, pour des formations complémentaires.  Ainsi il faut que l’état mette le paquet autour de ces formations qui doivent être pilotées par les entreprises privées. Ces entreprises doivent se charger de définir le contenu des formations et doivent s’engager à embaucher les candidats qui réussissent à l’issue de ces formations.</p>
<p>Nous avons aussi besoin d’un plan national cohérent de développement des infrastructures en termes de parcs technologiques et de services qui vont avec. La distribution de ces parcs doit inclure une composante régionale importante.<br />
Il ne suffit pas de créer un parc de x hectares au Kef ou à Sidi Bouzid pour créer de l’offshore dans ces régions. Chaque région doit se définir une spécialisation (métier particulier)  en harmonie avec les régions limitrophes et attirer un ou plusieurs opérateurs internationaux de premier plan qui tire la région et développe l’écosystème local.</p>
<p>Par ailleurs, l’offshore ne peut pas se développer sans des connexions aériennes internationales proches et fréquentes. A titre d’exemple il est anormal qu’un aéroport comme celui de Sfax ne soit utilisé qu’à 5%  de sa capacité. C’est simple, sans un aéroport  actif à Sfax on ne peut pas développer l’offshoring ni sur la région de Sfax ni à Sidi Bouzid.<br />
Je dirais presque que l’avenir de l’offshore dépend du plan « Open Sky » mais un Open Sky qui doit être pensé avec la dimension des régions et des secteurs économique clés comme l’Offshoring et non pas le tourisme uniquement. Je propose que dans les négociations des accords d’Open Sky de mettre le développement régional et les secteurs comme l’offshoring  au centre de nos préoccupations.</p>
<p>Il est aussi urgent de mettre de l’ordre dans la gouvernance des parcs technologiques et repenser le rôle de l’état à ce sujet. Il faut savoir que les parcs sont rattachés à 2 ministères et à un secrétariat d’état ; certains sont privés, d’autres sont semi-publics.<br />
Il est temps de confier la gestion de ces parcs à un seul ministère celui de la technologie et de créer les structures associatives pour partager et capitaliser sur l’expérience des uns et des autres et de développer les synergies dans la promotion de ces parcs.<br />
Le modèle dont nous avons besoin à ce stade  un modèle plus proche du modèle AFI (Agence Foncière Industrielle) où l’état met à disposition des promoteurs des zones de promotion technologique avec les infrastructures de base et laisser les promoteurs industriels ou les promoteurs de parcs technologiques assurer leurs missions économiques et développer leur produits et services.<br />
Le modèle actuel n’existe nulle part ailleurs chez nos concurrents. Un état qui joue le rôle d’un mauvais promoteur immobilier et assure très mal la maintenance des parcs ; Continuer ce modèle revient à continuer le gaspillage des ressources nationales et à aggraver le manque à gagner pour le pays.</p>
<p>Je veux aussi signaler que la Tunisie dispose d’un secteur privé très actif. Notre stratégie doit aider au développement de  ce secteur et non à le tuer. Il est vrai que ce secteur est très fragmenté. Il doit gagner en taille critique, améliorer sa gouvernance, grimper en valeur ajoutée, et s’internationaliser à destination du contient Africain, du Moyen-Orient, surtout sur du Marché Européen. Je vous rappelle que la politique voulue de Ben Ali a encouragé cette fragmentation (en fragmentant les marchés publics en n lots et en supprimant les conditions d’accès aux contrats publics importants,  sans oublier la main mise de la mafia sur ces marchés). Maintenant il faut imaginer des politiques qui favorisent la consolidation et pousser le secteur vers le haut si nous voulons que nos entreprises tunisiennes continuent à exister d’ici 5/10 ans. Et les solutions existent.</p>
<p>Je suis personnellement optimiste à partir du moment où on s’y met sérieusement, immédiatement et en nous attaquant aux vrais sujets et en y mettant les moyens.  D’ailleurs, l’enjeu en vaut la chandelle ; 10% de notre PIB à terme.</p>
<p><b>M. Khaled Ben Driss pense que « La Tunisie deviendra le leader de l’offshore francophone », partagez-vous cet avis ?</b><br />
La Tunisie « leader de l’offshore francophone » est une vision possible mais  cette vision nous limite au marché francophone qui n’est pas le plus dynamique ni le plus mature. Je propose une vision plus large « La Tunisie - Bangalore de la Méditerranée ».<br />
Une telle vision nous associé à une expérience très connue et très réussie (celle de Bangalore).  Elle a l’avantage d’attirer vers la Tunisie les opérateurs nord-américains, les opérateurs allemands, les opérateurs indiens en plus des grands opérateurs francophones qui sont anormalement absents de la Tunisie alors qu’ils sont fortement implantés au Maroc,  en Roumanie et surtout en Inde. Il est à noter que les plus grands opérateurs du secteur en Tunisie ne sont pas des opérateurs français mais nord-américains (HR Access/Fidelity, Sungard, HP)</p>
<p>La vision « La Tunisie - Bangalore de la Méditerranée » ne veut pas dire que la Tunisie est un concurrent de l’Inde. Pas du tout, la Tunisie n’offre pas le même « produit » ni la même profondeur de marché ni la même maturité. L’Inde est le leader mondial. Ce modèle nous permettra aussi de développer un partenariat stratégique avec l’Inde en attirant les industriels indiens vers la Tunisie. En effet, les indiens cherchent à développer leur présence en Europe mais peinent un peu alors que la Tunisie pourrait jouer le rôle de pont et de trait d’union entre les clients européens et les opérateurs indiens.<br />
La Tunisie  « Bangalore de la Méditerranée » permettra aux opérateurs nord-américains de développer un complément à leurs centres de production indiens en implantant des centres en Tunisie proches d’un des plus grands marchés mondiaux de services et couvrant une « time-zone » complémentaire avec comme bonus un hub géographique vers Afrique et le Moyen-Orient.<br />
La Tunisie peut-elle être la « Bangalore de la Méditerranée » ? Ma réponse est oui mais à condition de définir une stratégie nationale ambitieuse, partagée et pragmatique. Cette stratégie devra être le fruit d’un partenariat fort entre le secteur privé et l’Etat et devra rompre avec la logique de l’Etat providence en place jusque la.</p>
<p>Il faut insister à cette occasion sur l’importance d’un vrai plan de développement de l’image du pays comme une destination pour les services à forte valeur ajoutée et en y mettant les moyens humains et financiers nécessaires. Cela exige aussi la mise en place d’une structure de lobbying de très haut niveau auprès des grands opérateurs internationaux ; un lobbying qui doit se faire avec l’implication très forte des plus hautes autorités du pays (Premier Ministère) et avec l’appui des opérateurs du secteur.</p>
<p>L’initiative TACT(1), qui se veut le NASSCOM(2)de la Tunisie, va dans ce sens mais elle est encore à ses débuts. L’expérience de consortiums comme le GET’IT(3) est une autre expérience réussie qu’il faut évaluer et peut être dupliquer.</p>
<p>Enfin je dirais que vu le potentiel de création d’emplois et vu les enjeux économiques, sociaux et politiques du pays ; le plan national pour l’offshoring doit être une priorité nationale qui mérite d’être mieux discutée, affinée auprès de tous les acteurs économiques, politiques et des structures de l’état.<br />
L’enjeux est la création de 100 000 à 200 000 emplois de diplômés d’ici 10/12 ans avec un impact colossal sur le développement des régions ; l’autre enjeu majeur de la Tunisie actuelle. Il est à noter à ce sujet que toutes les régions (côtières et celles de l’intérieur) sont logées presque à la même enseigne (celle du sous-développement de l’Offshoring).  Le « Tout Tunis » est un frein au développement du secteur. De nombreuses activités ne doivent pas être « logées » dans la capitale, il conviendrait d’étudier le modèle régional de l’offshoring indien pour comprendre l’impact majeur que peut avoir un tel secteur sur toutes nos régions (côtières ou  intérieures).</p>
<p>(1) TACT : <a href="http://www.tact.tn" target="_blank">www.tact.tn</a> Tunisian Association for Communication and Technology se veut le NASCOM tunisien. TACT est une association professionnelle dont l’objectif est de développer le secteur du nearshoing en Tunisie au travers d’une stratégie nationale globale couvrant la promotion, la formation, l’infrastructure, l’incitation du investissement.<br />
(2) NASSCOM (<a href="http://www.nasscom.org" target="_blank">www.nasscom.org</a> ) est l’association indienne en charge de développer l’offshsoring indien.<br />
(3) GET’IT (<a href="http://www.getit-tunisia.com" target="_blank">www.getit-tunisia.com</a>) et un GIE d’entreprises tunisiennes, consortium crée en 2005 et travaillant à la promotion des services des membres à l’export.<br />
Imed Ayadi<br />
COO.</p>
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		<title>De l’utilité de l’ITIL</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 08:04:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hajer</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Pour ceux qui en ont marre d&#8217;entendre dire : «Le système est encore tombé » ou « c’est l’informatique qui est en panne», ce n’est pas une fatalité, il ya de la lumière au bout du tunnel. Demandez leur, à ces gens là, si leur département Informatique est familier avec l&#8217;IT Infrastructure Library (ITIL). Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ceux qui en ont marre d&#8217;entendre dire : «Le système est encore tombé » ou « c’est l’informatique qui est en panne», ce n’est pas une fatalité, il ya de la lumière au bout du tunnel. Demandez leur, à ces gens là, si leur département Informatique est familier avec l&#8217;IT Infrastructure Library (ITIL). Il s’agit d’un ensemble de lignes directrices, élaborées à l’origine par des experts de l&#8217;Office public britannique du Commerce (OGC) et enrichi après par plusieurs sociétés de services internationales. Son objectif est la mise en œuvre des meilleures pratiques dans les services  de support informatique.<br />
<span id="more-89"></span><br />
Les principes majeurs  de l’ITIL consistent en une définition et application rigoureuses d’un certains nombre de processus qu’un fournisseur de services Informatiques (interne ou externe) doit appliquer pour garantir qualité, disponibilité et stabilité du système d’information (SI) de l’entreprise . Parmi ces processus, citons les plus utiles :<br />
• La gestion des incidents<br />
• La gestion des problèmes<br />
• La gestion des changements<br />
• La gestion des configurations<br />
L’implémentation de ces processus (en s’appuyant sur des outils du marché ou des outils en open source) permet de répondre à un certain nombre d’objectifs :  la réactivité dans la gestion des incidents, la rigueur dans l’introduction de tout nouveau changement du SI (planification, étude d’impact, test de bonne exécution, plan de retour arrière, …) et surtout la proactivité qui permet de sortir la tête du quotidien et de prendre du recul par rapport aux incidents majeurs ou aux incidents récurrents. Le maître mot de la proactivité est l’analyse des « root causes », en effet face à un incident on est devant deux impératifs: rétablir la situation le plus rapidement possible, mais, en même temps, travailler sur le fond du  sujet pour le résoudre définitivement, action qui prend naturellement plus du temps et c’est tout à fait nécessaire.<br />
C’est l’application de ces principes de base qui permet à une organisation  de bien maîtriser son SI et de sortir d’un mode de fonctionnement « pompier », où on « éteint les feux » à un mode mature où on est plus en mode anticipatif qui permet de bien contrôler son SI.<br />
Riadh Krichène</p>
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		<title>La Tunisie doit inventer l&#8217;Assemblée constituante open source</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 07:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hajer</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Khaled Ben Driss
Le succès des élections de l’Assemblée constituante du 23 octobre 2011 en Tunisie a soufflé un vent d’optimisme sur toute la région. Ces nouveaux élus sont chargés de rédiger en un an une nouvelle Constitution pour définir l’architecture institutionnelle d&#8217;une République 2.0.
La forte participation aux élections du 23 octobre 2011 a montré la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/2500/khaled_ben-driss/">Khaled Ben Driss</a><br />
Le succès des élections de l’Assemblée constituante du 23 octobre 2011 en Tunisie a soufflé un vent d’optimisme sur toute la région. Ces nouveaux élus sont chargés de rédiger en un an une nouvelle Constitution pour définir l’architecture institutionnelle d&#8217;une République 2.0.<br />
La forte participation aux élections du 23 octobre 2011 a montré la maturité des Tunisiens et leur volonté de défendre la liberté d’expression et de choix  acquise le 14 janvier 2011.<br />
<span id="more-88"></span><br />
Le Tunisien a soif de liberté et veut user de tous les moyens à sa dispositions pour faire entendre pacifiquement sa voix.<br />
L’Assemblée constituante se doit, alors, d’innover, et sortir des sentiers battus. Mais sa tâche reste extrêmement compliquée. Pour s’en convaincre, il suffirait de parcourir les commentaires indécents émis par certains Facebookiens planqués passivement derrière des écrans plasmas derniers cris, et qui « jugeaient » le choix d’une partie du peuple parce qu’il ne correspond pas à ce qu’il attendait.<br />
Ces critiques, constructives ou non,  risquent de s’amplifier si l’Assemblée du 23 octobre ne parvient pas à promouvoir l’adhésion du peuple à ses travaux, dans un esprit d’inclusion.</p>
<p>Effet tunnel et risque sérieux de distance entre l’Assemblée et le peuple</p>
<p>L’Assemblée constituante, composée de 217 élus, ne peu siéger qu’à un seul endroit, ça sera probablement à Tunis, la capitale. Est-ce qu’elle travaillera en vase clos ?  Ou bien va-t-elle s’ouvrir sur le peuple ? Comment va-t-elle communiquer sur l’avancement de ses travaux ? Comment va-t-elle recueillir les aspirations de ceux qui ont fait la révolution, les militants de Redeyef, de Gafsa, de Jendouba, de Kasserine, les syndicalistes, les chômeurs, les ouvriers, les enseignants, les jeunes, les membres des associations … les vrais militants des révoltes du bassin minier en 2008 et du Nord-Ouest en 2010 ? Comment va-t-elle tenir compte des idées de la diaspora tunisienne qui représente 10% de la population ?<br />
Pour garantir une adhésion totale à ses livrables, l’assemblée constituante doit saisir le « sens magique » du moment historique que vit la Tunisie pour matérialiser la volonté du peuple de rompre avec les pratiques du passé et amorcer un vrai changement de méthode.</p>
<p>Mettre en place une gouvernance « open source »</p>
<p>La communauté open source a réussi à inventer, à l’échelle mondiale, un mode de gouvernance optimale qui a démontré son efficacité et sa pertinence dans des projets où trop d’égos (super informaticiens, architectes technique, architectes fonctionnelle, développeurs de génie et utilisateurs de partout dans le monde) collaborent ensemble pour créer de la valeur matérialisée dans une œuvre commune.<br />
La structure de la « mosaïque tunisienne » obtenue dans l’Assemblée du 23 octobre est semblable à la composition d’un projet open source classique: aucun courant de pensé n’est majoritaire, quelques leaders, des dizaines d’observateurs impatients, des milliers de contributeurs potentiels, et  plusieurs sujets à choix multiples, ….</p>
<p>Dans le jargon open source, le « noyau dur » des contributeurs sera fourni par les 217 élus de l’Assemblée, qui doivent s’entourer, dans plusieurs cercles concentriques, de contributeurs actifs et de « lecteurs avertis» disséminés partout en Tunisie et dans le monde. L’Assemblée pourra ainsi exposer les vraies discussions constitutionnelles, exploiter la « Sagesse des foules » et préparer activement l’adhésion collective à ses livrables.<br />
Ceci nécessiterait une « gestion de projet » et une » maitrise d’ouvrage » à la hauteur des enjeux. En s’inspirant de l’ingénierie logicielle, l’Assemblée du 23 octobre pourrait utiliser une méthode agile et travailler itérativement en mettant le peuple (son unique Client) au centre de ses préoccupations.<br />
Le livrable (La Constitution) pourrait être proposé sous une licence open source (creatives Commons par exemple) aux autres pays arabes.</p>
<p><a href="http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/50339/la-tunisie-doit-inventer-l-assemblee-constituante-open-source.shtml" target="_blank">http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/50339/la-tunisie-doit-inventer-l-assemblee-constituante-open-source.shtml</a></p>
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		<title>Conférence micro-finance et la contribution d’OXIA</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 09:42:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hajer</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Formations]]></category>

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		<description><![CDATA[La microfinance est l’offre de services financiers et non financiers qui s’adresse aux personnes exclues du système bancaire et financiers conventionnels. En Tunisie, La microfinance a démarré par une initiative isolée de Mme Asma Ben HMIDA et M. Mickael Kracknell qui ont fondé en 1994 le bureau tunisien de l’ONG internationale ENDA Interarabe. En 1999, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La microfinance est l’offre de services financiers et non financiers qui s’adresse aux personnes exclues du système bancaire et financiers conventionnels. En Tunisie, La microfinance a démarré par une initiative isolée de Mme Asma Ben HMIDA et M. Mickael Kracknell qui ont fondé en 1994 le bureau tunisien de l’ONG internationale ENDA Interarabe. En 1999, le gouvernement tunisien voit l’intérêt de la micro-finance, met en place la loi spécifique et lance la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS).<br />
<span id="more-87"></span><br />
Le dispositif “micro-finance” est complété par la création de plus de 288 Associations de Micro Crédit (AMC) couvrant l’ensemble des délégations du pays (une AMC par délégation). Si ce dispositif paraissait une réponse parfaite aux attentes des bénéficiaires dans les régions pour la promotion de l’entreprenariat et la sortie de la pauvreté, il fut néanmoins bridé par les objectifs politiques de l’ancien régime.</p>
<p>Ainsi, dès le départ, la loi spécifique ne répondait pas aux standards internationaux pour le secteur de la micro-finance (taux d’intérêt très bas, montant plafonné, produit limité au crédit), freinant ainsi l’activité de l’ensemble des intervenants (BTS, ENDA et les AMC). De plus, la majorité des AMC, étaient limitées au niveau du financement qui était assuré par l’état et au niveau de la décision d’octroi de crédits par l’association qui était soumise à l’accord du ministère de l’intérieur. Ce constat largement partagé par les professionnels et les institutionnels internationaux n’a pas empêché l’état de freiner toute suggestion d’amélioration malgré les résultats des études et les recommandations des bailleurs de fond dont la BEI et la BAD qui poussaient au changement.</p>
<p>Pour répondre à cette problématique et à la nécessaire restructation de ce secteur, l’association TOUNES 2020 à organisé, les 20 &amp; 21 avril 2011 à Tunis, une conférence internationale autour du thème «La Microfinance en Tunisie : Réalités et Perspectives », conférence à laquelle OXIA a participé en tant que co-organisateur au travers de la prise en charge de nombreux travaux liés à l’organisation.</p>
<p>OXIA s’est vu en particulier confier les travaux de préparation d’une proposition de feuille de route pour une “nouvelle microfinance” en Tunisie. Cette feuille de route a été présentée, revue, publiée et ensuite communiquée au gouvernement de transition pour l’aider à apporter les ajustements nécessaires pour une microfinance durable et alignée aux attentes de la population cible et des futurs opérateurs.</p>
<p>Tout au long des mois de février, mars et avril 2011 et à la tête d’un collectif représentant l’ensemble des opérateurs agissants dans ce secteur (ENDA, BTS, AMC, Ministère des Finances, Banque Centrale, bailleurs de fonds, &#8230;), des réunions ont été tenues pour partager les faiblesses du secteur et définir une stratégie nationale sectorielle et les actions à entreprendre pour l’amener aux standards de service souhaités. Structurés autour de sous-commissions, les réunions ont portés sur la définition de la feuille de route dans l’objectif de palier les trois faiblesses majeures identifiées au niveau du secteur : une réglementation non conforme aux standards internationaux, une typologie d’opérateurs et rôle de l’Etat tous deux non efficaces et un écosystème/ infrastructure du secteur non favorable. Le jour J, le 20 Avril 2011, le séminaire sur la micro-finance a été tenu avec la présence d’éminents invités et panelistes, de tous les continents, apportant leur éclairage et leur témoignage à plus de 250 présents sur les spécificités de la micro-finance et les challenges qui attendent la Tunisie pour rehausser le secteur aux standards internationaux.</p>
<p>Ce séminaire fut clôturé par un atelier de partage des grandes lignes de la feuille de route qui a reçu un écho favorable auprès des opérateurs, des experts et des bailleurs de fonds. Ces derniers ont d’ailleurs confirmé leur soutient au Ministère des finances pour entreprendre dans des délais relativement courts la restructuration du secteur selon les recommandations de cette feuille de route induisant une note d’espoir pour toute l’assistance et une grande satisfaction par l’aboutissement de 3 mois de travail des membres de TOUNES 2020 et de l’équipe d’OXIA.<br />
Pour plus d’information sur la conférence veuillez consulter le site web : http://www.microfinancetn.com</p>
<p>Par : Samir Zghal</p>
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		<title>Marché des assurances en France: la compétitivité par l’externalisation</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Aug 2011 09:24:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hajer</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Technologies]]></category>

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		<description><![CDATA[La crise des sub-primes qui a frappé de plein fouet les institutions financières en général et les assureurs en particulier a eu le mérite de mettre en évidence une nécessité urgente de gain de compétitivité dans le secteur de l’assurance. Cette crise a de fait confirmé une fragilité systémique de ce secteur, fragilité qui n’avait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La crise des sub-primes qui a frappé de plein fouet les institutions financières en général et les assureurs en particulier a eu le mérite de mettre en évidence une nécessité urgente de gain de compétitivité dans le secteur de l’assurance. Cette crise a de fait confirmé une fragilité systémique de ce secteur, fragilité qui n’avait pas échappé aux régulateurs européens. Ceux-ci avaient déjà engagé la réforme des assurances par le projet réglementaire Solvency II.<br />
<span id="more-86"></span></p>
<p>Malgré une reprise de la croissance en 2010, le marché continue à enregistrer une forte détérioration de la sinistralité. En France, le marché dommages a enregistré en 2010 une croissance de 1,4% tandis que les prestations versées ont bondi de 6,9% (estimations Xerfi).  La masse assurable progresse peu et la concurrence se fait de plus en plus agressive. Cet environnement incertain amène les assureurs à interroger leur modèle de profitabilité et à engager progressivement une révision de leur structure de coûts. Cela avec en arrière plan une économie qui peine à redémarrer et des exigences de régulation de plus en plus pressantes.</p>
<p>Dans ce secteur où l’efficacité des traitements back office est devenue un vecteur prépondérant dans la recherche de productivité, l’informatique prend un rôle de plus en plus central. La gestion des contrats et des sinistres tend ainsi aujourd’hui vers une informatisation complète. Dans ce contexte, les Directeurs de Systèmes d’Information se trouvent en charge d’atteindre deux objectifs difficilement conciliables :</p>
<p>D’une part garantir un bon niveau de support et d’évolutivité capables de suivre la croissance de l’informatisation des transactions et d’autre part comprimer les coûts de la maintenance des applications.</p>
<p>Aujourd’hui 70% des budgets alloués à l’informatique dans le secteur de l’assurance sont dédiés à la maintenance et aux infrastructures. Seuls 30% sont investis dans des projets d’évolution (source Agefi). Un des axes choisis par les DSI pour rééquilibrer ces budgets est de transformer les coûts fixes en coûts variables.</p>
<p>L’externalisation est dans cette perspective un outil qui permet aux DSI de réduire les coûts et de variabiliser les frais de maintenance.  Le modèle d’externalisation s‘appuie sur plusieurs leviers :</p>
<p>-          Industrialisation des processus</p>
<p>-          Capitalisation et mutualisation de la connaissance</p>
<p>-          Gestion optimale des baisses de charge</p>
<p>Cette approche permet de peser sur les frais de structure tout en déplaçant le barycentre des directions SI vers le métier. En sous traitant les activités de back office, les collaborateurs SI peuvent se consacrer à des activités à plus forte valeur ajoutée telles que l’assistance fonctionnelle aux utilisateurs ou la définition de projets d’évolution des systèmes. Certains assureurs font ainsi le choix d’externaliser des activités périphériques et de se focaliser sur le cœur de leur métier. Aviva France a externalisé les activités d’éditique et de surveillance des traitements par lots  pour se concentrer sur le support d’activités stratégiques telles que la distribution et la relation client. En 2009, 80% de l’activité interne de leur pôle SI est concentrée sur ces sujets (Source Agefi).</p>
<p>Ainsi, l’externalisation qui se voulait essentiellement un facteur de réduction des coûts se trouve souvent à l’origine d’un rapprochement entre les DSI et le métier.</p>
<p>Les systèmes des assurances restent souvent spécifiques et requièrent un savoir faire très spécialisé. Dans un secteur qui comporte de multiples ramifications et une complexité certaine, la spécialisation technique et métier conserve un poids important dans le processus de sélection des prestataires. Les expertises sont souvent organisées par blocs applicatif (IARD, Vie, Santé, Collectives, Retraites, gestion de contrats, gestion de sinistres, gestion des référentiels, gestion de la relation client pour tous les types de réseaux de distribution, &#8230;)  et ceci avantage les prestataires qui ont su s’organiser sur ce modèle.</p>
<p>Un quart des DSI des sociétés d&#8217;assurances françaises interrogés déclare avoir un projet d&#8217;externalisation (source : L&#8217;Argus de l&#8217;Assurance). Dans sa recherche de compétitivité, l&#8217;industrie de l’assurance se tourne désormais fortement vers l&#8217;externalisation comme l’ont fait d&#8217;autres grandes industries dans le passé.</p>
<p>Selim Boughedir</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;infogérance une opportunité pour les entreprises tunisiennes</title>
		<link>http://www.oxia-group.com/blog_corporate/?p=85</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Jul 2011 10:03:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hajer</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Technologies]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour fonctionner et délivrer ses produits et ses services à ses clients de manière performante et avec une qualité maîtrisée, toute entreprise a besoin d’une infrastructure informatique et d’un système d’information disponible et sécurisé. Par ailleurs, la complexité du système d’information (le SI) et de l’infrastructure qui le supporte a cru de manière exponentielle pendant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour fonctionner et délivrer ses produits et ses services à ses clients de manière performante et avec une qualité maîtrisée, toute entreprise a besoin d’une infrastructure informatique et d’un système d’information disponible et sécurisé. Par ailleurs, la complexité du système d’information (le SI) et de l’infrastructure qui le supporte a cru de manière exponentielle pendant les quinze dernières années. Elle continuera à croitre avec les innovations et les transformations technologiques incessantes.</p>
<p><span id="more-85"></span> Cette complexité et de plus en plus une réalité en Tunisie. Beaucoup de nos entreprises disposent aujourd’hui de plusieurs liens  télécoms reliant leurs divers sites et ouvrant l’entreprise à ses clients et ses partenaires ; le système d’information de l’entreprise est très souvent composé de plusieurs parties qui doivent fonctionner harmonieusement ensemble ;  les services à valeur ajoutée comme la messagerie sont devenus indispensables pour le fonctionnement de tous les jours ; le parc d’éléments mobiles est aujourd’hui une réalité permettant à nos entreprises de mieux gérer leurs flottes et offrant à leurs forces commerciales sur le terrain la possibilité de rester connectées à l’entreprise en permanence; la téléphonique sur IP se généralise ; les serveurs matériels ou virtualisés  se multiplient; les postes clients  doivent être mieux administrés, les imprimantes doivent être mieux mutualisées et tout cela dans une logique de maîtrise des coûts et un niveau de qualité encore plus exigeant.</p>
<p>Et avec toute cette complexité, les risques de sécurité augmentent eux aussi considérablement et exigent, par conséquent, la mise en place de solutions de sécurité spécifiques (sauvegarde, anti-virus, anti-spam, anti-intrusions, etc.).<br />
Enfin le contexte de concurrence nationale et internationale accrue fait que le niveau d’exigence et la volatilité du client sont de plus en plus élevés.</p>
<p>Tout cela nous conduit à constater que le SI est devenu, pour toute entreprise,  un enjeu concurrentiel majeur pour sa performance, sa compétitivité, sa sécurité et son développement.<br />
En Europe, historiquement, les travaux d’exploitation et de maintenance du SI étaient au début assurés  par des équipes techniques internes sous la responsabilité de la direction informatique ou la direction de la maintenance, la fameuse DSI. Progressivement cette responsabilité a été sous-traitée à des sociétés de services spécialisées dans l’infogérance. L’infogérance consiste à externaliser une partie de ces services, c&#8217;est-à-dire confier tout ou partie de la gestion du SI à un prestataire informatique tiers.. La prestation fait l&#8217;objet d&#8217;un contrat de service (ou convention de service, en anglais Service Level Agreement, abrégé en SLA) définissant les conditions auxquelles le prestataire doit se plier et la qualité de service attendue. Le métier de l’infogérant c’est donc de veiller à la disponibilité et la sécurité du système d’information et des infrastructures pour le compte de son client. En France par exemple, l’infogérance est un des secteurs majeurs des prestations informatiques d’aujourd’hui. Elle représente un marché de 9,24 milliards d’Euro soit 22% du total des prestations informatiques qui est de 42 milliards d’Euro (source le Syntec). L’infogérance est adoptée par tous les secteurs de l’économie y compris le secteur public. Son importance est croissante. En effet, l’infogérance est le seul secteur ayant une croissance relativement forte (environ 3%) les deux dernières années ; dans un marché marqué par une forte crise.</p>
<p>Mais dans quel intérêt une entreprise confie-t-elle l’exploitation et l’administration de son système d’informatique et de son infrastructure à un tiers infogérant?</p>
<p>La complexité et la multiplicité des plateformes et des technologies au sein des SI et des infrastructures actuels des entreprises nécessitent un panel de compétences et d’expertises très large dont une entreprise seule ne peut disposer par ses propres moyens sauf à mobiliser un nombre important d’exploitants et d’administrateurs ce qui est très souvent économiquement non rentable.</p>
<p>En effet, pour fonctionner correctement, et pour traiter de manière efficace et efficiente les incidents et assurer les évolutions, l’entreprise a besoin de spécialistes de base de données (Oracle, MS SQL Serveur, etc.), d’administrateurs système d’exploitation (Windows, Unix), d’administrateurs de réseaux, de spécialiste de la sécurité, de spécialistes de voix sur IP, de techniciens pour les postes utilisateurs, de spécialistes de la messagerie, de spécialistes processus, etc. Comment une entreprise, même de taille conséquente, peut-elle disposer de tous ces profils et investir dans leurs formations et leurs certifications,  et leur fournir une carrière intéressante et motivante. Il devient évident qu’une gestion professionnelle de tels spécialistes est un métier à part entière. C’est le métier des infogérants.</p>
<p>L’infogérance commence à prendre racine dans le tissu industriel Tunisien. Certains acteurs ont compris que pour être performant il faut  confier l’exploitation,  l’administration et l’évolution de leur infrastructure informatique à un  prestataire dont c’est le cœur de métier. A condition de bien choisir son partenaire infogérant, l’entreprise y gagne en performance économique (facturation forfaitaire taillée à la morphologie exacte de l’entreprise puisqu’elle est basée sur la notion d’unités d’œuvres telles que le nombre de serveurs, de boites de messagerie, de postes de travail, etc…), elle y gagne aussi en qualité et en réactivité grâce à des engagements de qualité de services contractuels (SLA, Bonus/Malus).<br />
Le professionnel de l’infogérance peut offrir ses prestations à des conditions de prix et de qualité meilleures car le client bénéficie des investissements techniques et humains réalisés par l’infogérant (recrutement, formation, certification des ressources, mise en place de plateformes automatisées de surveillance, mise en place de système d’information de gestion d’infrastructure, déploiement de processus/procédures de gestion selon les normes internationales (ITIL), etc.).  Le client bénéficie en plus de la capitalisation et de la mutualisation des ressources.</p>
<p>Grâce à ses centres de services d’infogérance, OXIA, assure la gestion de plus de 250 applications, 500 serveurs, 100 sites et 10 000 utilisateurs en Europe et en Tunisie avec des exigences de qualité, de réactivité et de sécurité des plus draconiennes.</p>
<p><strong>M Imed AYADI</strong><br />
Directeur Général des Opérations.</p>
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